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1. Les Genres d’imageries

19 février 2008

Les Golfeurs de haut niveau utilisent généralement l’imagerie d’un point de vue interne ou externe. Le point de vue utilisé dépend du joueur et de la situation. Par exemple, Jack Nicklaus, le joueur encore le plus titré de nos jours en tournois majeurs, utilisait beaucoup l’imagerie interne plus souvent que l’imagerie externe.

Examinons chacune de ces perspectives.  

a) L’imagerie interne

L’imagerie interne consiste à imaginer l’exécution d’un geste de son propre point de vue. Comme si vous aviez une caméra sur la tête, vous ne voyez que ce que vous verriez si vous exécutiez le geste.

Par exemple, si vous étiez à l’adresse vous verriez votre club en main, la balle sur le tee et le drapeau sur le green, tout autre élément resterait en dehors de votre champ normal de vision. 

L’imagerie interne se réalise à la première personne et les images portent surtout sur la sensation du mouvement. Comme avec votre driver en mains, vous sentiriez vos doigts rechercher la bonne prise, l’étirement de votre dos lors de la prise d’élan, le transfert de poids et l’extension de vos bras après l’impact, puis l’enroulement de vos épaules dans la position du finish.

L’utilisation de l’imagerie interne ou externe importe moins que le choix d’un style dans lequel l’individu se sent bien et peut reproduire des images claires et contrôlable.

b) L’imagerie externe

En imagerie externe, vous vous voyez du point de vue d’un observateur extérieur. C’est comme si vous vous regardiez sur un film ou une vidéo de camescope.

Par exemple, si un golfeur se visualise d’une perspective externe sur un tee de départ, il voit non seulement les boules de départ, les sacs et chariots de Golf ainsi que ses partenaires de jeu. Cependant, sur le tee de départ vous ne mettez pas l’accent sur la sensation kinesthésique du mouvement, car vous vous observez simplement entrain d’exécuter un geste.

Il y a peu de différence entre l’imagerie externe et interne quant à l’effet sur le performance.

Cependant, bien que la recherche ne permette pas de conclusion ferme, il semble que l’imagerie interne donne de meilleurs résulats que l’imagerie externe. Par exemple une étude démontre que l’activité élèctrique au niveau du biceps, provoquée par l’imagerie interne d’une flexion de bras, est plus intense que celle provoquée par l’imagerie externe. L’imagerie interne fait plus appel au sens kinesthésique, à la sensation du mouvement et permet une meilleure approximation de l’exécution réelle du geste.

Par exemple, s’il utilise une perspective interne, un golfeur obtient probablement une idée plus claire de la sensation et de l’apparence de son corps durant l’élan.

Nombreux sont ceux qui naviguent entre l’imagerie interne et externe. Ce qui importe, c’est d’obtenir une image claire et contrôlable, qu’elle soit d’une perspective interne ou externe.

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